Alignement pédagogique
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L’alignement pédagogique : Synthèse
1. Rappel : Acquis d'apprentissage visés (voir la vidéo Pourquoi les AAV)
Un acquis d’apprentissage visé (AAV) est une affirmation qui décrit ce qu’un apprenant est (doit être) capable de « faire » à un moment précis de son parcours d’apprentissage, par exemple
CC BY-NC-SA
1. Rappel : Acquis d'apprentissage visés (voir la vidéo Pourquoi les AAV)
Un acquis d’apprentissage visé (AAV) est une affirmation qui décrit ce qu’un apprenant est (doit être) capable de « faire » à un moment précis de son parcours d’apprentissage, par exemple
- à l’issue du programme (complet) de formation, le cursus
- à l’issue de toutes les UE d’une matière/discipline du programme
- à l’issue d’une UE particulière du programme (UE « classique » ou projet)
- à l’issue d’une séance de TD d’une UE du programme
- à l’issue d’une partie d’une séance de TD d’une UE du programme
- …
2. L’alignement indispensable des activités
d’apprentissage avec les AAV
- Le but de toute activité d’apprentissage est de rapprocher les apprenants des AAV de l’UE qui comporte cette activité.
- Que se passe-t-il lorsqu’un apprenant ne perçoit pas ce que sont les AAV d’une activité ? >> Manque de sens >> manque de motivation, d’engagement dans l’activité >> peu ou pas d’apprentissage réel.
- Que se passe-t-il lorsqu’un apprenant perçoit qu’une activité qu’on lui propose (ou impose) ne semble pas le rapprocher des AAV annoncés ? Elle lui semble superflue, gratuite, inutile >> démotivation >> manque d’engagement dans l’activité >> peu ou pas d’apprentissage réel.
- Que se passe-t-il lorsque les apprenants constatent qu’on leur demande d’atteindre des AAV pour lesquels il n’y a pas d’activités d’apprentissage ? Un petit nombre d’entre eux apprendra par eux-mêmes, mais la majorité y verra une exigence hors de portée >> démotivation.
- Il est nécessaire que chaque activité d’apprentissage rapproche effectivement les apprenants des AAV annoncés, les soutiennent dans leurs apprentissages et que cela soit perçu clairement par les apprenants ;
- pour chaque AAV annoncé, il est nécessaire qu’il y ait un nombre suffisant d’activités d’apprentissage dans lesquelles c’est effectivement l’apprenant (et pas l’enseignant) qui exécute des tâches qui lui permettront de développer les AAV concernés.
3. L’alignement indispensable
des évaluations avec les AAV
- L’évaluation des apprentissages consiste à mesurer le niveau d’atteinte des AAV annoncés (voir la vidéo L’évaluation des AAV).
- Une (partie d’) évaluation qui mesure autre chose que le niveau d’atteinte des AAV annoncés constitue un piège >> mécontentement, sentiment d’injustice >> démotivation >> stratégies de réussite à tout prix plutôt que stratégies d’apprentissage en profondeur.
- Que se passe-t-il si certains AAV annoncés ne font pas l’objet d’évaluation(s) ? Le bruit se répandra rapidement que ces AAV sont moins importants et les activités d’apprentissage associées risquent d’être négligées.
4. L’alignement indispensable des
activités d’apprentissage et des évaluations
- Une situation d’évaluation est rarement totalement identique aux situations d’apprentissage (timing, enjeux, stress, modalités d’évaluation, etc.) >> il faut des activités d’apprentissage qui familiarisent les apprenants avec les situations d’évaluation et les entraînent à y faire face.
-
Il peut arriver que, pour des raisons de logistique, de contraintes de temps, d’organisation, il soit impossible d’évaluer directement certains AAV et que l’enseignant évalue alors l’atteinte de ce qui lui semble être des AAV plus simples.
Exemple 1 : l’AAV est « être capable d’écrire un programme complet à partir d’un cahier de charges détaillé ». Pendant l’apprentissage, les activités ont visé cet AAV pour des cahiers de charges de plus en plus complexes. Par manque de temps, l’enseignant organise l’évaluation sous la forme suivante « Comparez différents programmes proposés pour un cahier de charges donné, indiquez quel est le meilleur et justifiez votre réponse ». Le piège est que les étudiants n’ont jamais eu l’occasion d’effectuer des activités de ce type ! Ils n’ont donc pas appris à faire ce qui est demandé lors de l’évaluation.
Exemple 2 : même AAV que l’exemple 1. Par manque de temps pour la correction, l’enseignant organise l’évaluation sous la forme d’un QCM visant principalement la maîtrise de la syntaxe du langage de programmation et non pas la capacité à concevoir des programmes de bonne qualité. Le risque est que les étudiants seront moins motivés à s’engager dans les activités d’apprentissage visant le AAV précité et qu’ils s’engagent dans un apprentissage en surface de la matière pour juste réussir l’examen. (Bachotage : préparer hâtivement et intensément un examen dans l'unique but de le réussir, et non pour apprendre).
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